Science et recherche

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Pour une science et une recherche sans cruauté

Plus de 500’000 animaux sont utilisés comme cobayes chaque année en Suisse. Certaines expériences portent gravement atteinte aux animaux qui peuvent en mourir. Les défenseurs de ces pratiques affirment que c’est un « mal nécessaire ». Vraiment ?  Durant des décennies, nos autorités auraient pu sérieusement soutenir et développer la recherche alternative prometteuse. Cela n’a pas été fait, au détriment de la santé publique et animale. Fin 2021, le parlement européen a exigé un plan d’action pour mettre fin à la vivisection.

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1'296'491

C’est le nombre d’animaux en captivité dans les laboratoires d’expérimentation animale en Suisse en 2020. Parmi eux, 556’107 animaux ont été utilisés dans des expériences.  Un chiffre qui stagne ou augmente depuis les années 2000.

Source(s):
Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) 1 – 23

200 Mios

C’est le montant approximatif annuel consacré actuellement à la recherche avec expérimentation animale. C’est au minimum 35x plus que le montant consacré à la recherche alternative.

Source(s):
Coalition animaliste

165'263

C’est le nombre d’animaux qui ont subi des expériences avec des degrés de contraintes moyennes à sévères en 2020 en Suisse. La part des expériences avec contraintes sévères a augmenté en 2020. Elle a concerné 19’712 animaux.

Source(s):
Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV)

95%

C’est le pourcentage de nouveaux médicaments développés moyennant des expériences sur les animaux et qui s’avèrent inadaptés à l’être humain.

Source(s):
Charlotte Blattner, juriste à l’université de Berne, spécialiste du droit des animaux.

Problèmes et solutions

Quels sont les problèmes majeurs causés par une science et une recherche qui pratique l'expérimentation animale
  • Chaque année, des centaines de milliers d’animaux, utilisés comme cobayes, subissent du stress, des violences ou de la torture dans les animaleries, les laboratoires d’expérimentation et des instituts de formation de Suisse
  • Un grand nombre d’animaux expérimentés subissent des pratiques douloureuses et cruelles, appelées «contraintes», pouvant conduire à l’euthanasie ou à la mort
  • Les animaux sont maintenus en captivité, souvent dans des cages exigües, sans que cela soit considéré comme une « contrainte ».
  • Des centaines de milliers d’animaux subissent des modifications génétiques et sont maitenus en surnombre en captivié 
  • Le nombre d’animaux nés ou importés dans les élevages suisses est beaucoup plus élévé que le  nombre d’animaux rellement utilisés. Le « surplus » est généralement éliminé par gazage
  • Le vieux modèle de l’expérimentation animale freine le progrès dans la recherche substitutive et prive les humains et les animaux de traitement innovants et indispensables, notamment pour guérir le cancer
  • Beaucoup d’animaux sont expérimentés à d’autres fins que celles consistant à guérir des maladies humaines
  • Les buts de certaines expériences sont éthiquement injustifiables, notamment dans l’élevage et la chirurgie esthétique
  • Les lois et les directives qui entourent l’expérimentation animale représentent un fardeau administratif pour la recherche
  • Certains médicaments sur le marché suisse sont importés alors qu’ils proviennent de pays pratiquant des formes de maltraitance non autorisées au Suisse, comme la pratique des « fermes à sang »
  • Les laboratoires d’expérimentation animale peuvent être des terreaux à zoonoses capables de mettre en danger la santé publique.
Comment la Suisse peut-elle progressivement  voluer vers la recherche alternative?
Les principaux obstacles à surmonter (liste évolutive)
  • Une loi qui qui impose d’utiliser des alternatives que lorsqu’elles existent, mais une politique qui entrave leur développement
  • Le manque de formation aux méthodes substitutives et le manque de valorisation des succès liés à ces méthodes
  • Un centre de recherche 3R qui continue d’entraver le développement de la recherche alternative
  • Un monde scientifique non incité à changer ses pratiques et qui défend ses acquis
  • Un système de compétitivité internationale qui valorise avant tout la recherche basée sur les l’expérimentation animale
  • L’absence de statistiques permettant d’analyser plus finement l’expérimentation animale.
  • L’opacité des laboratoires d’expérimentation animale et l’insuffisance des contrôles dans ces lieux
  • Le manque de transparence et la méconnaissance publique relatifs aux buts réels et finaux de certaines d’expériences
  • Des lobbies qui entravent les évolutions en faveur des animaux
  • Le manque d’indépendance et le peu de poids des commissions cantonales sur l’expérimentation
  • La faible représentativité des défenseurs des animaux au sein de ces commission
  • Le peu de crédit accordé par la société aux animaux majoritairement expérimentés, comme les rongeurs (souris, rats, etc.)
  • La culture ancrée de l’expérimentation animale présentée à la population comme un «mal nécessaire» et une pratique incontournable
Les actions prioritaires à déployer (liste évolutive)
  • Une politique fédérale et cantonale qui favorise le développement de la recherche alternative de manière efficace
  • Le transfert progressif des subventions accordées à l’expérimentation classique aux méthodes de substitutions
  • La mise sur pied d’un vaste programme national formant le monde scientifique à la recherche alternative
  • L’instauration d’un cursus de formation pour les étudiants en médecine et en biologie faisant appel aux méthodes de remplacement
  • Un système de financement et de récompenses pour  les chercheurs et les hautes écoles qui recourent aux méthodes de substitution
  • Un système d’information et de communication qui valorise la recherche alternative
  • La médiatisation des acteurs du monde scientifique qui remettent en question l’expérimentation animale ou certaines pratiques
  • La réorganisation des commissions parlementaires dédiées à l’expérimentation et de leur fonctionnement
  • Une plus grande transparence concernant les demandes d’autorisation et le recours aux expériences sur les animaux
  • Des statistiques officielles complètes, fiables et transparentes
  • La suppression des contraintes de niveau 3, et la forte diminution des contraintes de niveaux 2
  • Une réglementation plus stricte concernant la production et l’utilisation des animaux génétiquement modifiés
  • La mise en place d’un meilleur contrôle de l’expérimentation animale en attendant son remplacement par la recherche alternative
  • La dénonciation publique des cas de maltraitance dans les laboratoires d’expérimentation animale
  • Une réglementation rapide interdisant les pires pratiques.

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